top of page

Au-delà du Mois national de la poésie : ambiance d’été

24 sept.
4 min de lecture

Difficile de croire que les derniers mois de mon mandat de poète officiel de l’Ontario commencent.


La dernière fois que je couchais mes pensées sur le papier[RT1.1], je me remémorais le Mois national de la poésie et un mois d’avril rempli de visites d’écoles, d’évènements communautaires, de spectacles, d’ateliers et de conversations sur le pouvoir des mots.


Le mois de mai a commencé par l’occasion d’échanger avec des élèves et des membres de la communauté de la Monsignor Percy Johnson Catholic School en tant qu’orateur principal, le 8 mai.


Le 11 mai, je me trouvais à la Lester B. Pearson Public School à Aurora pour travailler avec le conseil scolaire du district de la région de York.


Le 12, j’ai vécu une expérience totalement nouvelle qui m’a sorti de ma zone de confort. En partenariat avec The Gatehouse, à l’occasion de leur premier festival, j’ai animé un atelier de poésie centré sur les traumatismes sexuels subis dans l’enfance.


La poésie a toujours été un outil me permettant d’explorer des réalités difficiles, de créer des espaces de guérison et de poser des mots sur des choses qui semblent parfois ineffables. Il était très important à mes yeux de pouvoir appliquer ce travail dans un espace spécialement conçu pour aborder des questions de traumatisme.


Le 13 mai, j’ai changé de vitesse et je me suis retrouvé dans le balado The Champions Table, assis pour un entretien et une conversation sur le travail, le voyage et les choses qui m’inspirent.


Puis il était temps que je fasse une pause avec ma famille en République dominicaine!!


Après ces vacances bien méritées, le 27 mai m’a emporté à nouveau à une édition des Ubuntu series : I am because we are (« Je suis, car nous somme ») en collaboration avec le conseil scolaire catholique du district de Durham.


Du 29 au 31 mai, je suis allé vers le nord, vers Algonquin, pour animer une formation Focus on Youth (« Pleins feux sur la jeunesse ») pour le conseil scolaire catholique de Toronto.


JUIN: excellence noire, lettrisme, jeunesse et famille


Le 2 juin, j’ai eu l’honneur de prendre la parole et de me produire lors de l’ouverture du Centre pour l’excellence noire, organisée par le conseil scolaire catholique du district d’Halton.


Une partie du travail auquel je crois profondément est la création d’occasions de célébrer l’excellence, l’histoire, et la créativité noires, en particulier dans des environnements pédagogiques.


Le 7 juin m’a porté à Hamilton, la ville de l’acier, à l’occasion de LITLive, évènement pour lequel je faisais partie des lectrices et lecteurs à l’affiche.


Le 9, je me suis rendu à Florence Meares Public School à Burlington pour animer bénévolement une séance lors d’une journée du bien-être des jeunes.


Le 17, j’ai participé au tournage d’un rassemblement éclair organisé pour une école d’art de la région de York.


Ensuite, le 18 juin, j’ai eu le plaisir d’animer les MARTY Awards, une cérémonie célébrant les arts et la culture de Mississauga. Je chéris toujours les moments où je retourne à Mississauga pour quelque raison que ce soit. C’est ma maison. Ce sont les communautés qui m’ont façonné, et je n’ai jamais tenu pour acquis le privilège de pouvoir contribuer de différentes manières à la vie culturelle de la ville.


Du 22 au 24 juin, j’étais à nouveau en mode atelier pour Focus on Youth et le conseil scolaire catholique du district de Toronto, dans le but d’animer plusieurs séances centrées sur la littératie financière.


Le 24 juin m’a offert un cadeau bien plus personnel. J’ai assisté à la cérémonie de remise de diplôme du secondaire de mon fils. 🤩🤩🤩🤩J’ai été accueilli sur de nombreuses scènes, dans des classes, des espaces communautaires et je me suis exprimé à maintes reprises au micro, mais rien n’est comparable au sentiment que l’on éprouve lorsqu’on se tient au milieu de la foule pour voir son propre enfant franchir une étape aussi importante.


JUILLET: projets, projets, projets


J’avais prévu tellement de choses que j’avais envie de faire, car j’ai toujours 25 ans dans ma tête. Résultat, j’ai surchargé mon programme sportif et je me suis blessé à la hanche et dans le bas du dos. J’étais hors service pendant quasiment tout le mois et je n’ai pas eu le choix que lever le pied!


Le 21 juillet, j’ai eu l’occasion de donner un cours d’études sur les Noirs dans le cadre d’un cursus d’été. Ce cours était très particulier sur le plan personnel, car c’est ma sœur qui l’enseignait. Elle est éducatrice et son invitation dans sa classe pour partager connaissances, histoire, poésie et perspectives avec ses étudiantes et étudiants était un moment contemplatif particulier.


AOÛT : par-delà les frontières de l’Ontario


Le 15 août, je suis allé à Montréal pour me produire au Parc Oscar Peterson dans le cadre d’un hommage à Marcus Garvey. Le parc se trouve dans le quartier de la Petite-Bourgogne qui habite une communauté noire historique du Québec.


Ce moment de communauté, de performance, de commémoration à Marcus Garvey et de connexion entre l’histoire noire canadienne et l’héritage plus large de la libération, de la culture et de la communauté des Noirs était d’une puissance inouïe.


Le 22 août, j’ai emporté ma poésie à un évènement organisé par End it now où j’ai rencontré la communauté locale. L’évènement consistait en une conversation à propos des violences à l’encontre des femmes et des enfants.


Et le mois est encore loin d’être fini. Le 27 août, je prononcerai un discours de remise de diplômes à l’Université Tyndale.


Le 29, je compterai parmi les têtes d’affiche du Black Lit Festival à Ajax.


Et en un instant, un autre mois se termine.


C’est avec une passion et une motivation inébranlable que je m’engage dans les derniers mois de mon mandat de poète officiel de l’Ontario. Et j’anticipe le moment où je pourrai passer le flambeau à la prochaine ou au prochain poète, qui prendra ma place. À très bientôt!!


Avec toute ma gratitude,


Matthew-Ray Jones, Poète officiel de l’Ontario

 
 
bottom of page